De quelque façon qu’il s’envisage, qu’il le veuille ou non,l’homme ne peut faire qu’il ne soir pour lui une chose sainte. Il se peut qu’il ne se voit comme l’objet le plus haut et le plus précieux de la planète, l’aboutissement d’une lente et laborieuse évolution dont il est loin d’avoir pénétré tous les ressorts, l’être unique, irrefaisable et irremplaçable qui, dans l’immense univers, peût-être n’a pas sa réplique; Miracle… Jean Rostand . Peut- on modifier l’homme?
C’est certainemant sur la valeur absolue de l’ homme, de tout homme, que nous nous trouvons aujourd’hui le plus universellement d’accord. De là vient notre horreur profonde du racisme. Cette conviction de la valeur et de la dignité del’homme implique un certains nombres de conséquences.
- Le respect de la liberté et du consentement des partenaires.
- La première impose, dans les rapports sexuels, le respect absolu de la liberté et du consentement des partenaires. La violence est incompatible avec l’amour. Le viol est à mettre parmi les agressions les plus abjectes.
- L’exploitation d’une personne,serait-ce de sa propre personne, sur le plan sexuel, est une offense faite à sa dignité. On ne se laisse pas aller à faire plaisir à un homme pour un peu d’argent ou un joli cadeau. L’exploitation de la pauvreté des femmes, des adolescents et quelquefois des enfants, les violences qui leur sont faites à ce sujet sont infâmes. Des gens s’enrichissent par la prostitution. Leur argent est du sale argent; Les jeunes filles, plus généralement tous les jeunes doivent savoir que des dangers les menacent. Ils peuvent être entraînés malgré eux par des moyens violent ou séducteurs. Les sorties du soir ne sont pas sans risques. Les endroits dans lesquels on croit s’amuser, les boissons offertes sont parfois des pièges; On peut payer cher d’avoir cédé aux avances d’un inconnu aimable et flatteur.
- Le respect de la liberté et de la dignité humaine a d’autres exigences. On ne prend pas une personne pour cible de son plaisir. Et, dans les rapports quotidiens, on est attentif à ce qu’elle est susceptible de ressentir; Pour s’amuser, pour éprouver son pouvoir et ses charmes, on ne provoque pas inconsidérément une sensibilité par sa tenue, son regard, ses caresses…
- Devant le plaisir, quelle attitude?
L ”attitude chacun envers le plaisir est également guidée par le sentiment de la dignité humaine et du respect de soi; Le plaisir n’est nullement condamnable. Nous avons tous besoin d’un peu de plaisir. Le fait que l’amour s’accompagne de plaisir est une chose naturelle, agréable et belle, à condition de mettre les diverses aspirations de la personne à leur place, et de comprendre que le plaisir physique partagé n’est pas une valeur en soi, mais qu’il prend tout son sens comme signe d’une entente beaucoup plus profonde, celle des coeurs et des esprits. Le corps fait en quelque sorte la traduction, et il y ajoute son charme propre.
D’une façon générale, il y a une manière saine et une manière avilissante de goûter au plaisir. C’est un des points sur lesquels les philosophes, amis de la sagesse, ont réfléchi depuis les temps les plus anciens. Un des grands sages de l’antiquité Grecque, Aristote(4ème siècle avant notre ère) disait que le plaisir s ‘ajoute à l’acte comme la beauté à la jeunesse. C’est un surcroît, un accompagnement et non un but: on mange avec plaisir, on ne mange pas par plaisir, sinon on est un gourmand et un goinfre. Recherché pour lui-même, le plaisir devient un principe de déséquilibre: on n’en a jamais assez, on en veut toujours plus. Lorsque la recherche du plaisir devient le but de l’activité, les individus et les peuples entrent en déchéance. L’histoire des romains l’a montré suffisament. Nous dirons donc que:
le plaisir est un bon auxiliaire et un mauvais maître.
Mots-clefs : consentement des partenaires, dignité, plaisir, sexualité
